Comment structurer vos histoires : 10 clés pour une intrigue efficace

Sur son site Story Mastery , Michael Hauge apporte son expertise à tous ceux qui veulent raconter des histoires pour motiver et inspirer leurs lecteurs.

Dans cet article intitulé STORY STRUCTURE: 10 Simple Keys to Effective Plot Structure, Michael Hauge nous offre 10 clés pour regarder différemment comment sont structurées les histoires que nous racontons. Il nous aide à améliorer nos intrigues et à leur assurer un impact émotionnel et commercial fort.

Merci à Michael Hauge d’avoir autorisé cette traduction !

Tout le monde parle d’une bonne structure d’intrigue, les agents, les éditeurs, les pontes d’Hollywood, les conférenciers et tous ceux qui veulent raconter des histoires, au point que ça peut sembler compliqué, délicat, mystérieux et presque impossible à maîtriser. Alors je veux vous donner un point de départ pour structurer correctement votre roman, scénario ou présentation sans vous noyer dans des règles, des détails et du jargon.

Voilà ce que je considère comme dix éléments clés de la structure – dix manières de regarder la structure – qui amélioreront immédiatement l’impact émotionnel – et commercial – de votre histoire.

  1. L’unique règle de la structure

L’auteur de télévision Doug Heyes dit qu’il n’y a qu’une seule règle pour réussir une bonne structure d’intrigue : ce qui est en train de se passer maintenant doit être plus intéressant que ce qui vient juste de se passer. L’objectif de la structure – l’objectif de toute votre histoire, en fait – est de provoquer une émotion chez le lecteur ou chez le public. Si votre histoire est de plus en plus captivante au fur et à mesure qu’elle avance, alors vous n’avez rien à craindre.

  1. Tout est question d’objectif

Les événements et les tournants de votre histoire doivent tous découler des désirs de votre héroïne. Sans motivation extérieure pour votre protagoniste – un objectif clair et tangible que votre héroïne veut atteindre désespérément – votre histoire ne peut pas avancer. N’arrêtez jamais de vous interroger ! “Qu’est-ce que mon héroïne veut obtenir d’ici la fin de l’histoire ? Est-ce que les lecteurs peuvent bien se représenter à quoi ressemblera l’atteinte de cet objectif ? Est-ce qu’ils seront du côté de votre héroïne jusqu’à la ligne d’arrivée ? Posez-vous les mêmes questions pour n’importe quelle scène : “Que veut mon héroïne dans cette scène ? Et comment son objectif immédiat est-il lié à sa motivation externe globale ?” Si votre réponse est “je ne sais pas” ou “ce n’est pas lié”, alors votre histoire est certaine de partir à la dérive.

  1. Toujours plus, plus gros, plus méchant

La structure est construite sur la motivation du personnage, mais l’émotion provoquée vient du conflit. Plus votre personnage a d’obstacles à surmonter, et plus cela semble impossible à réussir, plus votre public sera captivé. Le conflit doit être croissant : chaque problème, adversaire, barrière, faiblesse, peur et revers successifs doivent être plus importants que ceux qui précèdent. N’arrêtez jamais de vous demander “comment rendre les choses encore plus difficiles pour mon personnage dans ses tentatives d’obtenir ce qu’il veut ?”

  1. Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf

Dans chaque scène consécutive, quelque chose doit se passer, qui ne s’est jamais passé avant : une nouvelle situation pour l’héroïne, un nouveau secret à révéler, un nouvel allié à rejoindre, un nouvel ennemi à affronter, un nouvel amant à conquérir, un nouveau (et même plus gros) problème à résoudre, un nouveau moyen de le résoudre. Si les scènes sont interchangeables, ou si rien de significatif ne change d’une scène à l’autre, vous faîtes du sur-place.

  1. Avant et après

En créant la structure globale de votre histoire, imaginez-là symétrique, et divisez-là en trois sections (ce ne sont PAS les trois actes – on regarde la structure un peu différemment ici). La section 1 nous montre le héros au début de l’histoire, dans sa vie quotidienne. Il est coincé d’une certaine manière – résigné à une vie qui n’est pas épanouissante, ou pas conscient du fait qu’au fond de lui il a vraiment envie de plus que ça.

De l’autre côté de cette structure symétrique, il y a un autre portrait du même héros, mais cette fois, il est transformé. Il vit une vie différente, plus mature et conscient de qui il est qu’au début. La séquence finale doit nous donner une image claire du héros, après qu’il ait accueilli les conséquences (positives et négatives) d’avoir trouvé (ou pas) le courage physique et/ou émotionnel qui était nécessaire pour atteindre son but et finir son cheminement.

Entre ces images avant et après, on a le cheminement en lui-même – la quête du héros de cet objectif déterminant. C’est là que le désir impérieux et le conflit écrasant sont face à face. Mais sans ces séquences de début et de fin, la structure est incomplète, et l’histoire ne fonctionnera pas.

  1. L’opportunité

A la fin de la séquence initiale, votre héroïne doit se voir présenter une opportunité. Quelque chose doit arriver qui va réveiller le désir de votre héroïne, et l’emmener dans une nouvelle situation. C’est à ce moment-là que votre histoire commence à avancer et c’est de cette nouvelle situation (souvent géographique, toujours en territoire inconnu) que la motivation externe de votre héroïne va finalement émerger.

  1. Concentration & détermination

Peu importe la motivation externe qui anime votre héros, il ne devrait pas commencer à poursuivre son objectif immédiatement. Il doit d’abord s’acclimater à sa nouvelle situation, comprendre ce qu’il se passe et retrouver sa place, jusqu’à ce que ce qui était un désir vague et abstrait devienne plus précis. C’est seulement à ce moment-là qu’il peut entreprendre des actions basées sur cette motivation externe qui définit votre histoire.

  1. Lignes & arcs

Le concept de la structure s’applique à la fois au cheminement externe pour atteindre l’objectif de l’héroïne et au cheminement interne de transformation de l’héroïne. En d’autres termes, pendant que l’héroïne avance le long du chemin visible de l’intrigue vers la ligne d’arrivée, en affrontant des obstacles de plus en plus difficiles, elle doit aussi progressivement trouver en elle de plus en plus de courage pour surmonter les peurs qu’ils l’ont retenues et empêcher de trouver un vrai épanouissement et une bonne estime de soi. N’arrêtez jamais de vous demander “comment mon héroïne change-t-elle dans cette scène ? Comment ses peurs sont-elles révélées et testées ?” Et finalement, “Qu’est-ce que ma protagoniste a le courage de faire à la fin de l’histoire qu’elle n’aurait pas été capable de faire au début de l’histoire ?” Cette réponse, c’est l’évolution psychologique de votre héroïne, son arc.

  1. Secrets et mensonges

Position de supériorité est le terme pour dire que votre lecteur ou votre public sait quelque chose que certains de vos personnages ne savent pas. Cela vous donne un des outils structurels les plus puissants : l’anticipation. Quand on sait qui et où le tueur est avant que le héros ne le sache, ou quand on sait que le héros cache un secret, on va continuer à tourner les pages pour découvrir ce qu’il va se passer quand le conflit surgit ou quand le secret est révélé.

  1. Transformer l’imaginaire en réalité

Votre travail en tant qu’auteur n’est pas seulement d’emmener le lecteur dans des lieux incroyables et de leur montrer des événements et des personnages excitants et étonnants – c’est de faire croire au lecteur qu’ils sont réels. Votre lecteur veut ignorer ses doutes et vous suivre, mais vous devez lui permettre de le faire, en vous assurant que vos personnages se comportent d’une manière cohérente et crédible. Votre public va s’empresser d’accepter des mondes lointains et fantastiques, des personnages plus grands que nature et des évènements ahurissants, mais seulement si vos personnages réagissent comme le feraient des gens dans le monde réel. Vous pouvez même donner des pouvoirs extraordinaires à votre héros, mais nous devons apprendre comment il les a eus, et ces pouvoirs doivent être limités d’une manière ou d’une autre, pour le rendre vulnérable.

Cette liste ne couvre certainement pas chaque élément ou principe de la structure de l’intrigue que j’enseigne ou que j’utilise avec mes clients. Elle ne révèle pas non plus tous les outils et les mécanismes à votre disposition. Mais toutes les histoires que j’ai lues, qui suivaient ces dix principes, étaient correctement – et efficacement- structurée.

 

Sur l’auteur

MICHAEL HAUGE travaille avec des gens qui veulent changer plus de vies, et gagner plus d’argent, en racontant des histoires captivantes. C’est l’un des meilleurs consultants scénaristes et experts en narration d’Hollywood. Il a travaillé sur des projets avec (parmi de nombreux autres) Will Smith, Morgan Freeman, Julia Roberts, Tom Cruise et Reese Witherspoon. Michael coache aussi des consultants en affaires, des conférenciers, des publicitaires et des dirigeants de société et leur apprend à utiliser la narration pour trouver plus de clients, faire croître leur chiffre d’affaire et transformer la vie de leur public, clients et consommateurs.

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